Europa patria mea : chronique de 15 années de vie politique, économique et sociale européenne

À côté de son activité politique en tant que député européen puis ancien député, Fernand Herman a eu, pendant près de quinze années, une activité de chroniqueur de la vie politique, économique et sociale de l'Europe.
Il entreprend, en décembre 1990, chaque vendredi, l'écriture d'articles destinés à la Tribune libre du journal Le Courrier de la Bourse et de la Banque . Au total, ce sont près de 600 articles qu'il rédigera jusqu'en juin 2004.
Certains sont spécifiquement consacrés à la Belgique. Ils traitent particulièrement des difficultés économiques et sociales, de la complexité institutionnelle du pays mais aussi des affaires qui l'ont secoué. Néanmoins, la plupart des articles concerne les questions européennes. La politique économique et financière d'abord, mais aussi la politique agricole, les affaires extérieures (éclatement de l'URSS, guerres du Golfe, guerre en Yougoslavie, relations Europe/USA, etc), les défis lancés par les nouvelles technologies, les sources énergétiques et l'environnement, le monde du football.
À de nombreuses reprises, dans le courant des années (...)90, jusqu'à l'avènement de l'euro, il plaide pour la création d'une véritable union monétaire européenne, pour une simplification et pour un meilleur fonctionnement des institutions européennes qui passent par un renforcement des pouvoirs du Parlement, mais il est aussi taraudé par la guerre en Yougoslavie, par la misère de l'Afrique, où il a travaillé dans sa jeunesse.
Durant les dernières années, la construction européenne elle-même, les travaux de la Convention, le Traité constitutionnel, l'adaptation des institutions ont été pour lui un sujet de préoccupation. Mais c'est dès octobre 1993 que, préparant son rapport pour la Commission des Affaires institutionnelles du Parlement, il publie ses deux articles sur Une Constitution pour l'Europe . Ses derniers papiers ont été dédiés à l'Union des Fédéralistes Européens, une association qu'il a présidée, qu'il a portée et qui défendait ses propres conceptions d'une Europe plus unie, d'une Europe rassembleuse des peuples.
Ce livre représente une chronique éclairée de notre histoire contemporaine par un observateur fin, bien documenté mais aussi par un homme d'action. Sa clairvoyance était souvent prémonitoire et la plupart de ces articles ont gardé toute leur actualité. Fernand Herman ne le cédait jamais à la facilité et avait envers les autres la même exigence. Il critique les solutions simplistes, la démagogie. Il réclame aux gouvernants le réalisme, le courage, la volonté de défendre des mesures nécessaires même impopulaires. C'est la raison pour laquelle il a été décidé d'éditer ce livre afin de transmettre le message fédéraliste de Fernand Herman aux générations futures.