Comment perdre une élection présidentielle à coup sûr

De la mairie de Conflans-Sainte-Honorine au Sofitel de New
York, de «Je vous demande de vous arrêter !» en «bravitudes»,
de Rocard à DSK et de Balladur à Ségolène, comment expliquer
que des hommes et des femmes politiques expérimentés
et aguerris, promis à la fonction suprême, finissent immanquablement
par rater la dernière marche qui doit les conduire
à l'Élysée ? À l'exception du cas atypique du général de Gaulle,
jamais, en effet, dans l'histoire de la V<sup>e</sup> République, le favori
de l'élection ne l'a emporté. Poher, Chaban, Rocard, Balladur,
Jospin, Royal, Strauss-Kahn, tous ont échoué dans leur quête.
Du syndrome Balladur (ou comment perdre une élection en
pensant qu'elle est jouée d'avance) au syndrome Jospin (ou
comment l'absence de désir conduit inexorablement à l'échec),
des cas Juppé et Fabius (ou le massacre des dauphins) au cas
Le Pen (ou l'éternel candidat qui ne souhaite surtout pas être
élu), la démonstration enlevée et drôle de Patrice Carmouze, spécialiste
des échecs, bourdes et bévues en tout genre, est imparable.
L'actualité récente n'est pas pour le contredire...