Fiammetta

À Naples, au XIV<sup>e</sup> siècle, sous le règne des Angevins,
une femme mariée de haut rang s'éprend d'un jeune
Florentin de passage. Pamphile (Tout-Amour) et
Fiammetta (Petite-Flamme) vivent leur passion avec
bonheur, jusqu'au jour où Pamphile rentre à Florence,
auprès de son père malade.
Pendant le séjour de son amant à Florence, Fiammetta
passe de l'espoir au désespoir, de la patience à la colère,
reconstruisant les étapes qui l'ont menée de l'euphorie au
malheur.
Boccace laisse entendre ici la voix d'une femme qui
nous livre les tourments de son coeur, faisant entrer dans
la littérature occidentale, pour la première fois depuis
l'Antiquité, un récit confié entièrement à la subjectivité
féminine, à sa vérité de femme.
Il y a du Proust avant la lettre dans ce beau roman, qui
est un morceau d'anthologie amoureuse.
Ce texte, que Serge Stolf nous propose dans une
traduction nouvelle, connut un succès extraordinaire au
XV<sup>e</sup> siècle. Sa dernière parution en langue française,
depuis longtemps épuisée, remonte à 1910.