Le christianisme et les mystères antiques

« Dans son écrit intitulé Le Christianisme et les Mystères antiques, Rudolf
Steiner attire l'attention sur le fait que les Évangiles ne devraient pas être
considérés comme des témoignages historiques à proprement parlé, mais
qu'il s'agit en réalité de présentations typiques du Fils de Dieu selon différentes
traditions issues des Mystères antiques » (D. Hoffmann).
Rudolf Steiner a connu, jeune, la réalité de ce qu'il nommera plus tard «le
monde suprasensible». Il cherche à établir la base philosophique de ses
connaissances élargies à ce monde.
Il trouve dans l'approche goethéenne un exemple du passage de l'observation
de la nature à celle du monde spirituel. C'est avec la «Philosophie de la
liberté» qu'il établit les fondements de sa recherche en 1894.
Ses investigations dans le domaine spirituel ne cesseront de se développer,
apportant des connaissances sur la nature de l'homme, (corps, âme, esprit),
la réincarnation et le karma (Théosophie, 1904), la cosmogonie et l'histoire
de la terre (Science de l'occulte, 1910), la Christologie. Il a favorisé la création
artistique (théâtre, architecture, eurythmie).
Steiner donne des conférences dans de nombreuses villes d'Europe jusqu'à
la fin de sa vie, et répond aux questions concrètes qui lui sont posées.
Ainsi est lancé en 1919, le mouvement pour la triple articulation sociale (Liberté
dans la vie culturelle, Égalité dans les rapports entre les êtres, Fraternité
dans la vie économique), et sont donnés, de 1921 à 1924, les cours aux
pédagogues (Écoles Steiner/Waldorf), aux médecins (médecine anthroposophique),
aux thérapeutes (pédagogie curative) et aux agriculteurs (Agriculture
bio-dynamique).