Ardennes 1944 : le va-tout de Hitler

Ardennes 1944 : le va-tout de Hitler

Ardennes 1944 : le va-tout de Hitler
Éditeur: Calmann-Lévy
2015537 pagesISBN 9782702154618
Format: BrochéLangue : Français

Novembre 1944. La guerre semble perdue pour une Allemagne prise en

étau entre les Russes sur la Vistule et les Alliés à sa frontière occidentale.

Hitler se convainc qu'une contre-offensive éclair en Belgique pourra faire

éclater la coalition anglo-américaine et lui donner le temps de déployer ses

armes secrètes.

Une concentration militaire de grande ampleur est organisée en secret

dans les Ardennes belges, là où le front tenu par les Américains est le plus

vulnérable. Le 16 décembre, sous la poussée inattendue et brutale de deux

armées de panzers, le front est enfoncé sur cinquante kilomètres. Nombre

d'unités américaines se replient en désordre, mais d'autres résistent héroïquement

dans des températures qui tombent à moins 22 degrés avant Noël.

Plusieurs unités américaines sont encerclées à Bastogne, alors que le mauvais

temps empêche toute opération aérienne de ravitaillement ou de renfort.

Froid glacial, pénurie de vivres, massacres de prisonniers, cadavres piégés,

représailles contre les civils, combats rapprochés, amputations à la chaîne,

snipers, 5<sup>e</sup> colonne : du 16 décembre 1944 au 4 février 1945, les Ardennes sont

le théâtre d'une guerre totale qui mettra hors de combat 80 000 soldats américains

et sensiblement le même nombre du côté allemand.

En pure perte. Ayant sacrifié ses meilleures unités et ses dernières réserves

contre une armée dont il a gravement sous-estimé les ressources matérielles

et morales, Hitler a joué son va-tout et perdu.

Une fois de plus, Antony Beevor excelle à multiplier les points de vue. Son

récit alterne en permanence entre les niveaux politique, stratégique, tactique et

individuel. Nourri d'une documentation impressionnante, il nous fait vivre cette

lutte à mort telle que la vécurent les états-majors, les officiers sur le terrain

et les hommes du rang - des deux côtés -, sans oublier les civils, avec cette

empathie dépourvue de jugement moral qui est sa marque de fabrique. Antony

Beevor rend à cette bataille, l'une des plus féroces et des plus inutiles de la

Seconde Guerre mondiale, sa juste place dans l'histoire terrible de ce conflit.

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