Notice historique sur Saint-Jean-de-Garguier, l'abbaye de Saint-Pons et Gémenos (Bouches-du-Rhône)

Lorsque, conduit par un motif religieux ou par un simple désir de curiosité, on a gravi la colline de Notre-Dame-de-la-Garde et que, du haut de la terrasse qui la domine, l'oeil jouit de l'immense panorama qu'il découvre, on aperçoit, fermant l'horizon à l'Est, une chaîne de montagnes assez élevées, désignée sous la double dénomination de Bretagne et de Sainte-Baume.
En deça et plus rapprochées de Marseille, se trouvent différentes communes comprises dans le canton d'Aubagne et que la voie ferrée qui unit le département des Bouches-du-Rhône à celui du Var, a mis à quelques minutes de distance de leur chef-lieu.
Une des plus importantes est celle de Gémenos, bien connue des Marseillais par ses eaux, ses ombrages et les ruines pittoresques de l'abbaye de Saint-Pons.
C'est de cette commune que j'entreprends l'histoire, histoire modeste et toute locale qui ne franchira peut- être pas les limites du département, mais que je m'efforcerai de rendre intéressante en évitant les longueurs et les redites dont les monographies de cette nature sont trop généralement remplies.