Friedland : 14 juin 1807, une victoire pour la paix

Quel chemin parcouru depuis Eylau ! Dans le beau temps
revenu, après une nouvelle victoire indécise et sanglante
à Heilsberg, Napoléon rencontre les Russes du général
Bennigsen à Friedland. La victoire est totale. Le commandant
en chef russe a beau, à nouveau, essayer de convaincre
le Tsar qu'il n'a pas été aussi vaincu que cela, il ne pourra
empêcher l'entrevue de Tilsit, une rencontre entre Alexandre
et Napoléon sur le Niémen, où tous deux décideront du sort
de l'Europe.
Mais, que de difficultés, pour les pauvres soldats ! Car dans
cette aventure que l'on présente trop souvent comme une «promenade
de santé» tant le génie militaire de l'Empereur était
dominateur, Napoléon a trouvé en Bennigsen un concurrent à sa
mesure. Ce n'était pas le Mack ou le Weirother de 1805, ni le
Hohenlohe ou le Brunswick de 1806. Chacun des adversaires a
cherché à percer les intentions de l'autre pour le battre.
Napoléon y a, certes, mieux réussi que Bennigsen, mais la différence
n'a pas été si énorme.
Mais, seule la victoire compte, quel que soit le score. Et c'est
Napoléon qui a gagné en 1807...