Iconographie théâtrale et genres dramatiques : mélanges offerts à Martine de Rougemont

Cet ouvrage dresse un état de la recherche sur deux questions d'histoire
du théâtre qui ont été largement repensées ces dernières années :
l'iconographie théâtrale et la théorie des genres dramatiques. C'est
aussi le bilan critique d'un itinéraire intellectuel qui s'est inscrit dans
ces deux champs : celui de Martine de Rougemont, professeur à
l'Institut d'études théâtrales de la Sorbonne nouvelle, en l'honneur de
qui est publié ce livre.
L'histoire du théâtre doit être à la fois une histoire des représentations
et une histoire des formes, et c'est sur ce double front qu'avance l'ouvrage.
Histoire des représentations, d'abord. Les diverses contributions
s'emploient à remplir les missions que Martine de Rougemont a fixées
à l'iconographie théâtrale : découvrir ou retrouver des images de
théâtre, afin de reconstituer les pans perdus de l'histoire du théâtre,
dégager leur valeur documentaire - leur «vérité» théâtrale - par un
va-et-vient critique entre texte et image, et surtout interpréter les
causes de leur apparition à tel moment de la vie théâtrale. Histoire des
formes ensuite, c'est-à-dire des «genres» dramatiques, au sens large. Il
s'agit alors de faire le point sur les deux grands enjeux de la théorie des
genres : sur le rapport des «modes» narratif et dramatique, et sur les
critères de différenciation des genres dramatiques dans leur évolution
historique.
Au point de rencontre de ces deux objets d'étude se dessine une
réflexion nouvelle sur la théâtralité : celle de chaque genre dramatique,
celle du théâtre en général, mais également celle des autres arts du
spectacle.