L'alpha et l'omega

Dans la crète des années 70, le pouvoir n'est
pas vraiment démocratique. Le président
papadopoulos surveille chaque citoyen et
zisis, le chef de la police de la cinquième
région, est son âme damnée. Or voici que
yann, touriste français, est convoqué au
poste pour une conversation amicale. D'où il
ressort qu'on l'accuse d'avoir tué francesca,
une fille qui passait son temps à lire sur la
plage. On les avait vus ensemble à la taverne.
Et puis le cadavre de la jeune fille a été
retrouvé, nu, dans les collines. Auprès du
crâne fracassé, le passeport de yann. Les
preuves sont accablantes. Son seul alibi est
un adolescent de seize ans, stavros, qui
affirme que le «gallos» ne peut avoir commis
le crime puisqu'il a passé l'après-midi à la
pêche en sa compagnie.
Mais l'alibi en béton va se fissurer sous les
coups de boutoir du retors zisis qui ne
manque pas de moyens de pression. En
matière de manipulation, zisis est un orfèvre...
Après deux romans «africains», black
cendrillon et toubab or not toubab ,
Jean-Claude derey a choisi le cadre singulier
d'un village crétois au début des années 70.
Mensonges, trahisons, remords et passions
sont les ingrédients de ce récit où la vérité
tient à des fils plus ténus que celui d'ariane.
Sur cette terre pétrie de mythes se joue une
tragédie, non dénuée d'humour noir.