Albert Spaggiari, le casse du siècle : ni armes ni violence et sans haine

19 juillet 1976, agence centrale de la
Société Générale à Nice. Les employés
qui pénètrent dans la salle des coffres
n'en croient pas leurs yeux : 317 coffres
éventrés, le sol jonché de papiers et
d'objets délaissés par les voleurs, et un
mot collé sur une armoire : «Ni armes, ni violence et sans
haine». Juste 50 millions de francs envolés ! Les cambrioleurs
sont passés par les égouts, ce qui leur a demandé des mois
de travaux. Le cerveau de ce «casse du siècle» ? Un petit
photographe, Albert Spaggiari.
Christophe Hondelatte nous conte avec une verve étonnante
l'incroyable aventure de ce bandit très «médiatique» : arrêté
trois mois après son forfait, il s'évade en sautant par la
fenêtre du bureau du juge d'instruction et, pendant douze
ans, donnera régulièrement de ses nouvelles au public,
paradant devant les journalistes et les photographes sous
les déguisements et grimages les plus farfelus, sans qu'on
puisse jamais lui mettre la main dessus.