Démocratie et populisme religieux : l'homme est-il un loup pour l'homme ?

L'erreur du populisme politique est de croire que la souveraineté
du peuple est le fondement de la démocratie. On le sait, c'est plutôt
le respect des Droits de l'Homme qui est déterminant : il en résulte le
principe de la laïcité, qui a fait obstacle à la volonté de puissance de la
chrétienté traditionnelle. Or, voici qu'aujourd'hui le fanatisme religieux
renaît de ses cendres, ici ou là, et s'acoquine avec le populisme pour se
légitimer. Comment se distancer, par la réflexion critique, de ce genre de
phénomène ?
L'intention de dominer autrui, quand on le rencontre, peut céder la
place au sens de la réciprocité. Guidée par l'esprit de géométrie, la réflexion
formelle le montre. Et l'alternative entre la violence et la bienveillance se
répète au niveau des structures mentales : il n'est pas nécessaire de penser
que tout, dans le monde humain, se réduit à des rapports de force ; il
n'est pas nécessaire de s'en tenir à de telles simplifications idéologiques.
On peut aussi se montrer un peu plus fin, et, pour s'y habituer, relire
les origines de la philosophie démocratique moderne, de Hobbes (1588-1679)
à Locke (1632-1704).