La France de Michel Audiard

Michel Audiard a eu le sort posthume
qu'il méritait : récompensé par le public et
honni de la critique de son vivant, il est
désormais élevé au rang de gloire nationale,
y compris et surtout par ceux qui
l'avaient dénigré.
C'est justice : Audiard fixe sur la toile de
la vie française, entre 1949 et 1985, le
tempérament gaulois avec, en dominante,
l'esprit frondeur du Parigot-tête-de-veau.
Gabin, Ventura, Blier, Lefebvre, Biraud et
bien d'autres sont les instruments d'une
partition qui sonne juste.
Le monde a changé, mais pas les ressorts
humains qui fondent l'éternelle comédie
des passions. Audiard en est le vivant
exemple.
Une belle et gouailleuse introduction
à l'univers d'Audiard par un frère en
esprit parisien, assortie d'une filmographie
détaillée : voici le parfait vademecum
audiardien.
La France de Michel Audiard a reçu en
2001 le prix Simone Genevois, présidé
par Alexandre Astruc et récompensant le
meilleur ouvrage sur le cinéma.