Rescapés de l'épuration. Vol. 2. Les réseaux de Georges Albertini

Georges Albertini fut le bras-droit de Marcel Déat au Rassemblement national
populaire et pour cela, condamné en 1944 lors de l'Épuration. Homme de
l'ombre, il gravit les marches du Pouvoir jusqu'à occuper un bureau à l'Élysée
: cette destinée hors du commun ne fut possible que par les importants
réseaux qu'il tissa méthodiquement. Les noms les plus illustres ou les plus
suifureux de la IV<sup>e</sup> et V<sup>e</sup> République jalonnent son itinéraire : de Boris
Souvarine (proche de Lénine) à Marie-France Garaud et Pierre
Juillet (éminences grises gaullistes), du banquier Hippolyte Worms aux
collaborateurs Henri Barbé et Pierre Célor, de l'historien révisionniste
François Duprat au président de l'Assemblée Edgar Faure, du ministre
Alain Madelin au catholique traditionaliste Jean Madiran et au chroniqueur
du Monde Gilbert Comte, ils sont innombrables ; citons encore
Jacques Baumel, Jean Baylot, Guy Lemonnier, André Malraux,
Guy Mollet, Xavier Raufer, Nicolas Tandler, Mgr Tisserant,
Louis Vallon, etc. Et aussi deux présidents de la V<sup>e</sup> République dont il fut
le conseiller occulte : Georges Pompidou... et Jacques Chirac !