Le miroir d'Elvina

Un an s'est écoulé depuis que, dans Le mazal d'Elvina , les
croisés de Pierre l'Ermite terrorisèrent la communauté
juive de Troyes. À treize ans, Elvina a tant progressé dans
ses études que son grand-père, Salomon ben Isaac, le
célèbre Rachi, lui confie certaines «réponses» : c'est elle
qui est chargée d'expliquer aux dames des communautés
éloignées la meilleure façon de préparer la Pâque.
Pessach est la fête préférée d'Elvina, la plus animée :
chacun participe au récit des souffrances du peuple
d'Israël en esclavage et se réjouit de sa sortie d'Égypte. Et
la fête amène à Troyes, pour une semaine entière, son
oncle, sa tante et surtout sa chère cousine Fleurdelys.
Mais cette année, la semaine de festivités commence
dans l'inquiétude. Une étrange famille vient d'emménager
dans le quartier juif, dans les ruines d'une maison maudite...
Et voilà que plusieurs enfants tombent malades. Les
langues vont bon train. Et les jumelles, Rachelle et
Naomi, ont découvert un parchemin portant une étrange
inscription...
Au marché, Elvina fait la connaissance de Columba, la
petite «étrangère», dont les femmes s'écartent comme
d'une lépreuse. Elvina vole à son secours, cédant, une fois
de plus, à son habitude de se mêler de ce qui ne la regarde
pas ! «Mazal, mon cher mazal, ne vas-tu pas te lasser de
plaider ma cause, là-haut ?»