La tempête

Philippe Dubourg se découvrit tout naturellement le chroniqueur
de cette tempête Klaus qui ravagea les Landes et une
partie d'autres départements du Sud-Ouest le 24 janvier
2009 et surtout de l'après-tempête. Il ne supporta pas la situation
d'abandon dont sa chère forêt landaise est la victime. Il perçut, dès
le début, le caractère historique de cette catastrophe écologique,
économique et humaine.
La tempête est une chronique romancée de cette crise de société,
envisagée sur les plans historique, sociologique, politique et même
philosophique. L'aspect documentaire, scrupuleusement mis en
scène, n'étouffe pas l'émotion que la fiction permet de restituer.
Jan et beaucoup d'autres se battent pour la sauvegarde de la
forêt landaise face à un environnement difficile. Le roman passe
en revue les carences de notre société démocratique, politique et
médiatique pour répondre au désarroi des sylviculteurs et des
communes forestières. Notre bonne conscience écologique est
malheureusement bien éloignée de la réalité du drame.
Philippe Dubourg adresse à la forêt landaise, perdue pour plus
d'une génération, un hymne devenu élégie.