Les funérailles d'une herbe : la vallée d'Hérens, récits, flashes

Témoin attentif et passionné d'un pays en mutation,
Raymond Farquet poursuit avec obstination sa quête
d'écrivain. Au fur et à mesure qu'il ausculte son Valais
natal, l'auteur du Voyage amoureux se dépouille, épure son style
et se métamorphose comme un psychanalysé ou un pécheur pardonné.
Dans Les funérailles d'une berbe , Raymond Farquet
confesse les villages du Val d'Hérens et, triturant les mots
comme on triturerait la terre, recrée la langue pour nous restituer
tout ce qui entoure le mensonge et la vérité - J'ai grossi le
détail pour en faire des monuments. Oublier la Dent Blanche au
profit d'une brindille. Son goût du détail et du morbide fait de
Raymond Farquet un observateur implacable et peu indulgent.
Mais ses croquis taillés au scalpel sont contrebalancés par son
humanité, qu'il ne parvient pas toujours à masquer, - Il m'arrive
de faire du cinéma avec ce que j'observe... Je dérape par faiblesse - et
par son amour de la poésie - Ma carte de géographie est un sac
d'églantines décousu.