Propriétaires d'esclaves en 1848 : Martinique, Guyane, Saint-Barthélémy, Sénégal

Propriétaires d'esclaves en 1848 : Martinique, Guyane, Saint-Barthélémy, Sénégal

Propriétaires d'esclaves en 1848 : Martinique, Guyane, Saint-Barthélémy, Sénégal
Éditeur: L'Harmattan
2011530 pagesISBN 9782296561236
Format: BrochéLangue : Français

Le 25 février 1848, les onze membres du Gouvernement

provisoire prennent la décision, à l'Hôtel de Ville de Paris,

d'abolir l'esclavage. Le décret, finalement signé le 27 avril,

libère tous les esclaves détenus dans les colonies françaises.

Les maîtres, eux, qui sont-ils ? Une liste de procès qui leur sont

intentés pour sévices illégaux sur leurs esclaves nous révèle,

dans cet ouvrage, quelques-uns de ces propriétaires békés de

la Martinique.

Une loi de 1849 a alloué aux «colons dépossédés» une

indemnité pour compenser l'émancipation de leurs esclaves.

Une loi connue, direz-vous. Sauf qu'on passe trop souvent sous

silence que ces colons, propriétaires d'hommes, de femmes et

d'enfants, ont continué à vivre confortablement dans les colonies.

Ils maintiennent et renforcent leur domination économique en

bénéficiant des avantages octroyés par la création des banques

coloniales. Certains d'entre eux quittent les colonies pour vivre

de leurs rentes, beaucoup investissent dans les usines centrales

et la production sucrière, plus tard dans la banane et dans les

grandes surfaces commerciales.

Après la Guadeloupe, Oruno D. Lara et Inez Fisher-Blanchet

ont entrepris d'inventorier les propriétaires

d'esclaves de Martinique, Guyane, Sénégal et de la colonie

suédoise de Saint-Barthélemy. Dans cette île, où l'abolition de

l'esclavage a lieu le 9 octobre 1847, les auteurs ont dressé une

liste de nouveaux libres qui s'ajoute à celle des maîtres. Une

nomenclature de Nègres qui infirme le mythe d'une île de

Saint-Barthélemy «blanche».

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