Un sale boulot

Légèrement hypocondriaque, un
poil névrosé, Charlie Asher est un
type tout ce qu'il y a de plus normal.
Il est ce qu'on appelle un mâle bêta.
Vous savez ? Le genre à traverser la vie
dans les clous, toujours là pour tendre
un Kleenex à celle qui s'est fait larguer
par une grosse brute de mâle alpha.
On peut dire que Charlie a eu de la
chance. Propriétaire d'un immeuble au coeur de
San Francisco, il tient un magasin d'articles d'occasion
en compagnie de deux fidèles employés
atypiques et barjos. Il a épousé Rachel, une brillante
et jolie femme, qui l'aime pour sa normalité
et s'apprête à accoucher de leur premier enfant.
Pour un mâle bêta, Charlie s'en sort bien.
Enfin... jusqu'à la naissance de Sophie. Exténué
par l'accouchement, celui-ci découvre la présence
d'un étranger habillé en golfeur près du lit
d'hôpital de Rachel, un type qui prétend que
personne ne peut le voir - et pourtant, Charlie
le voit bel et bien.
À partir de là, c'est
toute son existence qui va déraper...
Des gens commencent à tomber raides
morts autour de lui, des corbeaux géants viennent
se percher sur son immeuble, des murmures
lui parviennent depuis les profondeurs des
égouts, les gens dont le nom apparaît mystérieusement
dans son agenda meurent dans la foulée.
Car Charlie Asher a été recruté malgré lui pour
endosser le rôle de la Mort. Un sale boulot,
certes, mais quelqu'un doit bien s'en charger.
Christopher Moore affûte son humour décapant
sur un thème qui nous concerne tous : la mort et
ceux qu'elle guette du coin de l'oeil. Humanité et
hilarité garanties pour un texte qui a valu à son
auteur le Quill Award 2006 du meilleur roman.