Les républicains espagnols dans le camp de concentration nazi de Mauthausen : le devoir collectif de survivre

Les républicains espagnols dans le camp de concentration nazi de Mauthausen : le devoir collectif de survivre

Les républicains espagnols dans le camp de concentration nazi de Mauthausen : le devoir collectif de survivre
Éditeur: Tirésias
2016474 pagesISBN 9782915293593
Format: BrochéLangue : Français

Grâce aux archives de la FEDIP et à l'entêtement de la fille et du petit-fils d'un

républicain espagnol, nous lisons dans ces pages l'histoire et la genèse de leur combat.

La FEDIP, dès 1945, édita, oeuvra pour la mémoire des déportés espagnols, survivants

de Mauthausen, Gusen et leurs Kommandos. Ces triangles bleus avec la lettre S qui,

ultime insulte et humiliation des nazis, seront considérés et catalogués apatrides,

retrouvent par ces pages leur sol. Car seuls ces premiers furent considérés Espagnols

dans leur déportation, les autres femmes ou hommes pris en France et en Résistance

seront déportés majoritairement comme Français et politique. Comme écrira le préfacier

: « Comme un drapeau rouge, jaune, violet, nous lisons dans ces pages l'histoire

d'un peuple exclu et spolié de sa mère-patrie, mais qui se bat, et qui lutte, et qui combat

non seulement pour recouvrer sa liberté mais surtout pour abattre le nazisme et

son joug putréfiant nos républiques et notre état de petits de l'homme. »

Nous trouvons en ces pages pour notre mémoire et la vérité l'ampleur du drame

vécu par ces républicains espagnols. Cet appel à se souvenir est pour eux une façon

de rester vigilant et d'éviter que la bête immonde au ventre fécond ne se relève. « Le

devoir collectif de survivre, m'a enivré, saoulé par sa grandeur, sa douleur et m'a

blessé par l'oubli qui lui était insupportablement réservé. Ce texte m'a immédiatement

interpellé. J'ai senti intuitivement, ou de cette perception érodée par les années

de labeur sinon acérée par ma quête sur les "oubliés" de l'histoire, sa force de sens. »

Ce livre est le «non» à l'aliénation, un veilleur vigilant sur l'avenir, un acte de solidarité.

Je reprends à mon compte ces mots de Cervantés « Tu ferais mieux de l'appeler

enfer, et encore pis s'il y a chose qui soit pire au monde. » Et je vous les offre comme

déjà ce chant qui sera à toujours la tache innommable de notre vingtième siècle mais

aussi notre honneur de part l'humanité et le refus d'une quelconque aliénation de ces

républicains espagnols.

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