Le journal de l'art des années 60

Les années 1960 sont, dans les arts «plastiques», d'une richesse
étonnante : cela va du Nouveau Réalisme à Supports/Surfaces en passant par
la fin de l'expressionnisme abstrait, le Pop Art (anglais et américain), Fluxus,
l'Op Art et le cinétisme, le minimalisme, l' Arte povera italien, l'art conceptuel,
l'hyperréalisme, le Land Art et l'art corporel - sans oublier nombre d'oeuvres
inclassables.
À partir de 1964 (le grand prix de la Biennale de Venise reçu par
Rauschenberg provoque un scandale), Paris perd sa place de «capitale des
arts», mais sans le reconnaître... Les nouveaux courants viennent de New
York, pendant que Paris s'acharne à défendre et exporter sa célèbre «école»,
qui n'intéresse plus grand monde... Tous ces mouvements, en concurrence,
assurent le passage d'un art moderne -qui propose des innovations
stylistiques en respectant les supports classiques et un principe d'expression
subjective- à un art contemporain -qui abandonne les supports et les
catégories (peinture, sculpture) classiques, n'implique pas d'authenticité
personnelle dans la mise en forme, et cherche inlassablement à redéfinir, dans
sa plus grande généralité possible, ce que l'on peut nommer «art». L'ouvrage
rappelle les fondements, élaborés voilà quarante ans, de cet art contemporain
qui provoque périodiquement des polémiques.
Ce Journal de l'art des années 1960 offre une analyse synthétique et des
informations sur la décennie à destination d'un public jeune qui la connaît peu
ou mal, et de tous ceux qui voudront se rafraîchir la mémoire et appréhender
la complexité de cette période.