A rebrousse-poil : démangeaisons quotidiennes et autres zélucubrations

Pourquoi penser l'contraire, toujours, aller chercher l'envers, de
l'idée, d'ses méninges, retourner l'intérieur, tirer dessus c'qui
pousse dedans, dehors ça s'taille, se coupe, se rase, c'est clean,
c'est net, les extérieurs fascistes, pas d'problème, libre service,
ouvert à tous les vents, et galerie mondaine, on en a pas tant que
ça à l'abri des regards, je prends remparts, j'grimpe aux créneaux,
j'ébouillante toutes les idées reçues qu'on catapulte sans y penser,
c'est une médecine, un travail à perdre son latin avec petits
cailloux dans les bois, et quand tout va bien, je bouffe de l'ogre,
c'est pas sinécure, amateur thalasso s'abstenir, pas souvent propre
sur soi, toujours une démangeaison en cours, la peau sous les
ongles à force, grattage, tirage, c'est le plus souvent le dermato
qui gagne, hychienne de vie, on se remet toujours à la question,
maman, tu m'as pas dit, d'apprendre à me laisser tranquille, laisser
dormir un peu les monstres, j'peux pas, j'ai peur de manquer, faut
forcément tuer quelqu'un, pour se nourrir, quelque chose, et se
défendre toujours, comme on se défend d'être impassible, surtout
pas bouger, action réaction, si un ange passe, paf, on s'emplume,
pas de temps mort, dès que je tiens mon contraire, je retourne
à l'ombre d'un doute, dans là où qu'ça rigole, dans là où qu'ça
s'marre, et qu'ça trouille aussi, pour échapper, à coup de feintes de
corps, d'esquives moqueuses, qui font rythmes diables et transes
folles, aux pierres qui tombent.