Le chêne brûlé

Gaston Cherpillod
Le chêne brûlé
« Je suis le produit de mes gènes, le résultat d'une éducation familiale
et sociale, une minute de l'histoire universelle, un fils de la terre helvétique,
un amant et un géniteur, un homme qui mange et qui se vêt, qui pense
et qui rêve, qui travaille et qui joue. Puisque tout signifie, que rien en définitive n'est anodin, je me suis appliqué comme le vieux Montaigne à me portraire de mon mieux et, me peignant, à faire le portrait de mon entourage, c'est-à-dire de chacun (...). Ce livre constitue une auto-analyse, la
critique d'un lieu, d'une époque, un document sociologique, un règlement
de comptes. Pourtant si je devais absolument le définir, je dirais qu'il
s'agit de ceci : c'est une oraison funèbre que je prononce, celle de mon
enfance et de ma jeunesse, toutes deux mortes et dont les cadavres
m'empestaient. »
Le Chêne brûlé , cette « autobiographie poétique » parue initialement en
1969, est sans doute la clef par laquelle accéder à l'oeuvre entière de
Gaston Cherpillod (1925-2012), qui fut - et restera - le personnage le
plus dérangeant de la famille littéraire de Suisse romande.