La gourmandise de Colette

Un rubis couleur framboise peut-il se manger ? Pourquoi le chocolat
est-il «le philtre qui abolit les années» ? Quelle différence y a-t-il
entre les «bons» et les «mauvais» aliments ? Un poète peut-il manger
du poulet farci sans risquer de n'être plus poète ?
Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet essai se propose
de répondre. La nourriture occupe en effet une large place dans
l'oeuvre de Colette. L'aliment constitue pour elle une source inépuisable
d'inspiration à travers laquelle elle exprime inlassablement son plaisir
de manger. Mais Colette n'est-elle pour autant qu'une femme de lettres
gourmande et épicurienne, cette sorte de «marraine gâteau» de la littérature
que certains voient en elle ?
En mettant Colette «à table», cet ouvrage nous livre le portrait sans
fard d'une femme à la personnalité riche et contrastée, dotée d'une sensualité
épanouie et d'une énergie infatigable. Il nous invite à découvrir
comment, au-delà du simple plaisir des mets et des mots, Colette a su
ériger sa gourmandise en une composante essentielle de son génie créateur.