Le journal intime de Nathalia

Dans la Russie post-soviétique, il y a les «nouveaux
russes», ceux qui s'en sortent par tous les moyens et ceux
qui, à cause de la dureté des temps mais aussi d'un comportement
rigide hérité de leur éducation communiste,
restent à la traîne. Comme Nathalia, l'héroïne du livre,
que la fermeture de son institut laisse sans travail et qui
va bientôt perdre son mari, un décorateur de théâtre à
succès. Sans amis, effrayée par l'argent facile que sa fille et
son ami gagnent - mais comment ! - et par leurs moeurs
dissolues, elle va lentement sombrer dans le marasme et
les hallucinations. C'est ainsi qu'elle part à la recherche
d'un fils qu'elle croyait mort à la naissance et qu'on lui dit
être toujours vivant. Une lente descente aux enfers vécue
au jour le jour dans la grande tradition de la mélancolie
tchekovienne.