En passant. De quelques langages-animaux imaginaires et notamment du langage chien dans Sylvie et Bruno

Deux actes aux personnages
étrangement symétriques
constituent En passant : la
dispute d'un couple dans un
couloir de métro sous le
regard d'un(e) mendiant(e) et
la participation d'un(e) passant(e).
Au final, après que
l'amant malheureux ait cru
retrouver le bonheur avec
l'opportun(e) passant(e), la
sonnette du dernier métro
rappelle chacun à ses occupations
légitimes : le couple
poursuit son chemin, le mendiant
mendie et le passant
passe. On retrouve là les
thèmes si chers à l'esprit quénien
: chacun garde scrupuleusement
son rôle social
après avoir vainement tenté
de s'en évader par le rêve.
En passant fut publié pour la
première fois en 1944 dans la
revue L'Arbalète , n° 8.
De quelques langages animaux
imaginaires... est un
régal pour l'esprit. Publié en
1971 à L'Herne, l'édition originale
est entièrement épuisée.
Queneau y fait une
savante démonstration - avec
exemples à l'appui - de la
diversité du langage chien.
Un chef-d'oeuvre d'imagination
et d'absurde.