Les interprétations ésotériques du Coran : les clefs : la Fâtihah et les Lettres isolées

Qâshânî
Les Interprétations ésotériques du Coran
Le Prophète a dit : « Aucun verset du Coran ne descendit (dans la révélation) sans qu'il comporte un " dos " ( zahr ) et un " ventre " (batn ) ; et toute lettre (d'un verset) a une " limite " ( hadd ) et toute " limite " a un " mirador " ( muttala' ) ».
Dans ses Commentaires ésotériques du Coran , Qâshânî, (ob. 730/1329), un des grands auteurs de l'école d'Ibn 'Arabî déclare : « Je compris que le " dos " est l'explication exotérique ( at-tafsîr ) et le " ventre " est l'interprétation ésotérique ( at-ta'wîl ) la " limite " est ce où cessent les compréhensions du sens verbal, et le " mirador " le point contemplatif où l'on monte pour jouir du spectacle du Roi Très-Savant.
La sourate inaugurale du Coran est appelée al-Fâtihah « Celle qui ouvre ». À ce titre, elle est considérée comme « la Clef du Coran » par excellence et s'avère indispensable à toute participation au Discours divin. Elle n'est toutefois pas la seule ; d'autres « Clefs » mystérieuses opèrent dans le Texte sacré, notamment celles constituées par les monogrammes énigmatiques que l'on trouve en tête de certaines sourates. Michel Vâlsan rend accessible ici à des non arabophones l'une des rares exégèses spirituelles relatives à ces passages importants de la Révélation islamique.