La dernière danse d'Isadora

Deauville, août 1914. Hantée par la mort brutale
de ses enfants survenue dix-huit mois plus
tôt, Isadora Duncan, «la danseuse aux pieds
nus», tente de surmonter cette période douloureuse
de sa vie. Lorsque le casino de la station
balnéaire est transformé en hôpital militaire, elle
s'engage comme infirmière bénévole et s'éprend
d'André, médecin-major. Elle ignore, incroyable
concours de circonstances, qu'il a porté les
premiers secours à sa petite Deirdre lors de l'accident
qui a coûté la vie à la fillette et à son
frère Patrick.
Disparue elle-même dans des circonstances
tragiques, étranglée par son écharpe qui s'était
prise dans la roue de sa voiture, Isadora Duncan
n'a pas eu le temps - ou la volonté - de raconter
cet épisode romanesque. S'aidant de documents
de l'époque, l'auteur imagine cet été brûlant :
l'arrivée à Deauville des premières gueules cassées,
le dévouement du médecin et de ses infirmières,
et la passion de deux êtres que le destin, après
les avoir unis, s'acharnera à séparer.
Dans ce roman où la fiction et le réel se
brouillent, Frédéric Couderc réinvente la figure
d'Isadora Duncan, magnifiée par l'amour, le
deuil et le don de soi.