CEVA : un combat démocratique : petite étude de sciences politiques

Le CEVA, projet de liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives -
Annemasse, a fait couler beaucoup d'encre depuis le vote du
Parlement genevois en 2002. Plus de 2 000 coupures de presse, y
compris une «moisson» de lettres de lecteurs, ont paru au cours
des trois dernières années.
Avant 2006, il était impossible de dire ce que serait le CEVA, techniquement
parlant. La «guerre», c'est-à-dire l'opposition citoyenne,
n'a donc éclaté qu'en 2006, lorsque des plans ont été montrés à la
population et que les CFF ont tenté de faire accepter les expropriations
nécessaires.
Ce fut tout d'abord une pétition, munie de plus de 5 000 signatures,
qui demandait des explications à la délégation aux transports
du Conseil d'État. Silence radio. D'où des études fouillées
des opposants pour comprendre pourquoi les normes en matière
de nuisances sonores, de sécurité dans les tunnels et de protection
de l'environnement n'allaient pas devoir être appliquées. Et déjà,
l'impression que les promoteurs du CEVA en avaient minimisé les
coûts, pour ne pas effrayer les élus et la population.
Ce fut ensuite le lancement d'une initiative cantonale qui recueillit
plus de 16 600 paraphes. Mais, après l'avoir invalidée, les autorités
genevoises ont obtenu son rejet par le Tribunal fédéral.
C'est enfin un référendum financier cantonal qui a été lancé, afin
que Genève décide par les urnes, en toute connaissance de cause.
Cet ouvrage retrace ces épisodes de l'histoire politique genevoise.