Les eudistes au XXe siècle, 1900-1983

Jean Eudes (1601-1680), prêtre normand formé dans l'Oratoire de
Bérulle, avait consacré sa vie aux missions à la campagne, à la ville et
jusqu'à la cour du Roi. Mais il était d'abord soucieux, comme ses
contemporains Bérulle, Vincent de Paul, Jean-Jacques Olier, de la formation
du clergé. La société qu'il avait fondée dans ce but - et dont le
Père Guillaume de Bertier a relaté l'histoire jusqu'à la Révolution ( Au
service de l'Église de France, les Eudistes 1680-1791 , Paris, SPM,
1999, 630 p.) - se reconstitua, non sans peine, au XIX<sup>e</sup> siècle. Elle allait
connaître, au tout début du XX<sup>e</sup> siècle, une seconde destruction par l'interdiction
en France des Congrégations religieuses. Chassée de
France, la société put se développer en Amérique du sud et en
Amérique du nord, puis en Afrique, tout en obtenant la canonisation de
son fondateur en 1925 et en participant à la diffusion de la ligne spirituelle
qu'on a appelée École française ou École bérullienne.
Deux fois presque anéantie, au début du XIX<sup>e</sup> siècle et au début du
XX<sup>e</sup>, cette petite société, qui n'atteint pas cinq cents prêtres, a procuré
à l'Église de notre temps un certain nombre d'évêques, et de bons
ouvriers de l'Évangile dans une quinzaine de pays.
Écrit d'une plume alerte, par un historien qui est en même temps un
acteur de cette période, cet ouvrage passionnera aussi ceux et celles
qui veulent appréhender la manière dont les Congrégations ont vécu,
en France, certains événements du XX<sup>e</sup> siècle.