Les ponts de la Loire : de sa source à l'Atlantique

Dans cette grande famille marquée du sceau de la diversité, les plus connus
s'imposent, quel que soit leur âge. Saint-Nazaire, Cheviré, Saumur, Tours, Blois,
Beaugency, Gien, La Charité, Cosne, Roanne et bien d'autres alimentent les
recherches des historiens ou des techniciens. Obligatoirement, ils trouvent place
dans les grandes études. Mais les plus petits, les plus humbles se cachent souvent
au fond des archives des mairies. Estimant qu'un pont en Ardèche, en Haute-Loire,
dans la plaine du Forez ou au coeur de l'Anjou mérite autant d'attention qu'une
belle oeuvre du XVIIIe siècle, nous n'avons pas voulu les différencier. Car tous, à
l'exception des ouvrage modernes, peuvent se prévaloir d'une vie agitée, les
modernes ayant succédé aux anciens. Bien connaître un pont c'est d'abord
évaluer la profondeur de ses racines. Et si, quelques-uns camouflent encore leurs
origines, nous ne désespérons pas de les découvrir.
Pour autant, tous les ponts qui franchissent la Loire ne se ressemblent pas.
Tous n'ont pas été édifiés au même moment et dans un même but, selon un même
mode de construction. Très modestement, certains, totalement isolés dans les
campagnes ne se sont retrouvés là que pour relier deux villages et réunir des
riverains ; pour tirer un trait économique, commercial et humain entre deux
départements ; enfin pour qu'une route, une autoroute ou une voie ferrée puisse
poursuivre son chemin. De multiples raisons président à l'installation de ponts.