La richesse des Mulliez : l'exploitation du travail dans un groupe familial

A tous les «ignares» à qui l'on dit qu'ils ne peuvent pas comprendre
l'économie et les magouilles financières de toutes sortes. A celles et
ceux qui sont victimes du jargon des économistes, de la langue de
bois des hommes politiques et des discours des chefs d'entreprises assimilant
leurs profits et le bien-être des populations, victimes qui sont priées de croire
religieusement au salut par le libéralisme mondial. Vous avez dans cet
ouvrage des idées, des notions qui peuvent paraître difficiles à comprendre ;
ce n'est qu'une apparence. Le «dire d'expert», notamment en économie, est
l'arbre fictif qui cache la forêt de l'exploitation des salariés.
Les mécanismes de l'économie sont en fait très simples. Ce que le patron
ne paie pas en salaires, il le met dans sa poche. Ce que la grande distribution
prélève dans le commerce international en exploitant le travailleur chinois,
elle le met dans sa poche. Ce n'est pas plus difficile que cela.
Quand un «trader» spécule dans une banque, y compris en prenant des
«assurances», personne n'ignore - supérieurs hiérarchiques compris - que
les valeurs des titres ou des options sur lesquelles il spécule sont les mêmes
valeurs acquises par les compagnies d'assurances, afin d'assurer les banques !
Il oublie surtout que ces valeurs n'existent que par référence aux richesses
produites par le dur travail des hommes.
Comme par le passé, le système financier international se mord la queue
et occulte les mécanismes démentiels qu'il crée, en faisant croire qu'il est
possible de gagner de l'argent sans lever le pouce. Alors que les progrès de
l'humanité permettraient de diminuer le temps de travail de ceux qui se lèvent
tôt, et qui travaillent dans le réel, au prix de leur sueur et de leurs larmes,
quand il ne s'agit pas de leur sang et de leur vie.
D'où l'intérêt de mettre en évidence le contenu financier et les discours de
la première fortune professionnelle de France, notamment lorsqu'elle nous
donne des leçons sur le partage du «savoir, de l'avoir, et du pouvoir».
Cet ouvrage est destiné à la démystification du «capitalisme familial» en
général, et du groupe Mulliez en particulier. Ce «bon» capitalisme exploite
comme l'ensemble du patronat ; il est familial par idéologie et intérêt. Et il
mène l'ensemble de la planète droit dans le mur «économique».