J'aime la France... mais je suis en colère

Des fins de mois difficiles. Des salariés en situation de précarité.
Des Français qui s'appauvrissent. Surprenant ? La France, en dépit
de la crise, n'est-elle pas un pays prospère et envié ?
À mieux y regarder, la machine est pourtant grippée. Depuis 1980,
la France a chuté du sixième au seizième rang de l'OCDE en termes
de revenu par habitant. En Europe, elle a rétrogradé à la douzième
place. Les causes ? Un chômage endémique, un pouvoir d'achat
qui lanterne, le «lien social» qui s'effiloche, et une allergie
chronique à tout changement.
La France, pays riche : une illusion perdue ? Inadmissible et
pourtant bien réel, le phénomène de paupérisation gagne les
classes moyennes. Il menace la cohésion nationale et affaiblit
l'autorité de la France.
Autant de motifs qui justifient la colère froide de Jean-François
Bernardin. Car, si le déclin n'est pas niable, le fatalisme n'est pas
de mise. Un sursaut est possible. À condition de changer d'état
d'esprit. Libérer les initiatives, réhabiliter le travail, ne pas
s'agripper aux droits acquis, diminuer les prélèvements
obligatoires, mettre en place une fiscalité incitative, investir dans
les industries du futur... Il faut rien moins qu'une «révolution
culturelle» pour remettre notre pays en selle !