L'Algérie au passé lointain : de Carthage à la Régence d'Alger

L'Algérie au passé lointain : de Carthage à la Régence d'Alger

L'Algérie au passé lointain : de Carthage à la Régence d'Alger
Éditeur: L'Harmattan
2011231 pagesISBN 9782296139640
Format: BrochéLangue : Français

L'histoire de l'Algérie ne débute pas en 1830 et le régime algérien actuel n'est pas

le retour à la Régence, après la fermeture de la parenthèse coloniale.

Tout commence avec Carthage dont le millénaire a imprégné les royaumes

berbères dans tous les domaines : la langue, l'économie, l'organisation de l'État,

l'urbanisation, les arts et les techniques, les coutumes et la religion, avec le dieu

principal Ba'al Hammon, version punique de l'Adonaï hébreu, les pratiques

religieuses, les temples et le clergé. Carthage détruite, son héritage sera conservé par

les cités puniques et les royaumes berbères de Jugurtha et Massinissa.

L'Afrique romaine connut la prospérité et une intense urbanisation. À partir des

Sévères, l'Afrique affirme son identité berbère dans la vie sociale, politique,

municipale, militaire et religieuse avec la diffusion du culte de Saturne, simple

romanisation du Ba'al-Hammon/Adonaï. Le christianisme s'implanta et prospéra

avant d'être rejeté quand Augustin fit appel à l'administration pour combattre le

judaïsme, les hérésies, le paganisme, le donatisme et les révoltes des circoncellions.

L'occupation vandale et byzantine fut éphémère et ce sont Koseila et la Kahena,

les chefs des tribus berbères christianisées et judaïsées, qui combattirent les Arabes.

L'islamisation et l'arabisation qui suivirent, ne furent acceptées que remodelées pour

s'intégrer dans le creuset berbère.

Le Maghreb connut une certaine «renaissance», mais après l'invasion hilalienne,

la coupure de la Méditerranée en deux blocs hostiles et la Reconquista d'Al-Andalus,

le Maghreb se fragmente. Menacée par les Espagnols, Alger fit appel aux corsaires

turcs, les frères Barberousse. La Régence d'Alger qu'ils créèrent prospéra avec

l'industrie de la course, sans jamais devenir un État assurant les différentes fonctions

régaliennes : l'administration, l'économie, la monnaie, l'éducation et tous les services

publics.

Plaquée sur le pays réel, la Régence disparut après la première bataille et c'est le

monde berbère arabisé ou non qui s'opposera à la conquête française. Il survivra

ensuite en s'adaptant pour resurgir, quand les Kabylies et les Aurès devinrent les

bastions de la révolution algérienne. L'Histoire n'est pas finie.

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