La mélancolie de Nino : récit

Le personnage principal se suicide un jour
d'été, le 13 août 1998. Il s'appelle Nino,
Nino Ferrer, chanteur de variétés.
Dans les années 1960-1970, il caracolait en
tête des hit-parades avec Mirza, Les cornichons,
Oh ! Hé ! Hein ! Bon !, Je veux être
Noir, Le téléfon... Et plus tard, La maison
près de la fontaine et Le Sud. Qui n'a pas fredonné
ou siffloté un jour un air de Nino ?
Nino, au départ, était dingue de jazz et
voulait être archéologue. Chanteur presque
par hasard, il a rejeté le milieu du show-business
et s'est retiré loin de tout, dans le
Quercy, avec femme, enfants et animaux.
Ce beau personnage dont j'aimais les chansons
m'intriguait depuis longtemps. J'ai
voulu mieux le connaître. Alors, l'été dernier,
je suis parti sur sa trace, j'ai mené mon
enquête, j'ai habité sa maison, j'ai rencontré
sa famille, ses proches, des musiciens...
Grâce à eux, j'ai pu reconstituer le puzzle et,
peu à peu, Nino, mon personnage, s'est
reconstitué.