Souvenir de Solférino : 1862

Présent, par hasard, sur le champ de bataille de Solférino en
1859, Henry Dunant est horrifié par le carnage dont il est
témoin, et par le sort des quarante mille blessés et mourants
abandonnés dans la boue sans assistance. Immédiatement, il
organise des secours avec l'aide des paysans locaux, sans
distinction de nationalité pour l'assistance apportée aux
blessés.
A la suite de cette expérience, il formule trois
propositions. : la création de sociétés de secours pour
apporter de l'aide aux blessés en temps de guerre, 1er
recrutement et la formation d'infirmiers reconnus par les
armées et un «un principe international, conventionnel et
sacré» dans un texte officiel signé par les états : la première
convention de Genève.
Ce petit livre qui, entre horreur et compassion, a lancé une
révolution humanitaire ne pose qu'une question, ne lance
qu'un seul défi aux puissances temporelles et aux citoyens :
«N'y aurait-il pas moyen, pendant une époque de paix et de
tranquillité, de constituer des sociétés de secours dont le but
serait de faire donner des soins aux blessés, en temps de
guerre, par des volontaires zélés, dévoués et bien qualifiés
pour une pareille oeuvre ?»
Depuis 150 ans et avec la création de la Croix Rouge, cette
question a fait son chemin avec le succès que l'on sait ;
peut-être serait il temps de la poser sur d'autres
sujets... Après tout, comme le disait Henry Dunant : «Seuls
les fous qui croient pouvoir changer le monde y
parviennent».