Le journaliste béluga

Nous, journalistes, sommes les prolétaires de la société du savoir. Nous n'avons pas, comme les chercheurs scientifiques, écrivains et grands intellectuels, à produire de la connaissance. Nous n'avons qu'à la transférer.Les journalistes forment-ils une espèce en voie de disparition ? Si c'est le cas, que risque-t-on en les perdant ? C'est la question qui sous-tend cet état des lieux du journalisme à l'ère d'Internet et des réseaux sociaux, des fake news et de la précarité. En définissant les termes, en rectifiant les faits, en ne ménageant pas ses critiques à l'endroit d'un métier souvent entraîné vers le vedettariat par les exigences du marché, Mathieu-Robert Sauvé illustre parfaitement le vieil adage selon lequel « qui aime bien châtie bien ».