Eloge du végétarisme. A vindication of natural diet, London 1813

Cet étonnant essai du grand poète anglais Shelley, écrit
à vingt ans, ressemble peu à ses oeuvres lyriques ultérieures.
Confidentiel, même en Angleterre, il est totalement
inconnu du public français. Que le lecteur ne
s'attende pas à trouver un petit livre de recettes. Shelley
nous expose une doctrine structurée, une philosophie,
une métaphysique. Il nous propose une histoire de
l'humanité, revue et corrigée par la mythologie...
A une époque où n'étaient pas étudiés les ravages de
la malbouffe, culminant dans la maladie de la Vache
Folle, l'intuition du poète lui avait fait pressentir des
phénomènes de dénaturation que la science n'expliquait
pas encore. La démonstration de Shelley passe aussi
par la morale et la diatribe sociale.
«Rappelons-nous que l'influence directe du commerce
a créé entre les hommes les plus riches et les plus
pauvres un gouffre presqu'infranchissable. Rappelons-nous
que le commerce est l'ennemi de la vraie valeur
et de toute excellence dans la nature humaine. L'odieuse
et dégoûtante aristocratie de la richesse s'est bâtie sur
les ruines de tout ce qui est bon dans la chevalerie ou
l'esprit républicain...»