Vieillir : du mythe à la réalité

Nous vivons actuellement un véritable paradoxe : avec l'allongement
de la durée de la vie, la vieillesse est promise au plus grand nombre dans
des conditions de «bonne santé». Elle est cependant également vécue
souvent comme un problème, voire comme une calamité ou une tragédie
: nous craignons de vieillir, le redoutons, le refusons, le camouflons...
tout en souhaitant atteindre l'âge le plus avancé possible.
Le légitime refus de vieillir et de mourir est une constante dans l'histoire
des hommes. Toutefois, ni la mythologie, la littérature, les différentes
études sociologiques ni encore la science ou la médecine n'ont
donné de définition de la vieillesse qui soit à la fois complète, pertinente,
universelle et immuable : la problématique du vieillissement est à
replacer dans chaque époque et chaque culture.
J'ai tenté de rétablir quelques vérités premières, de battre en brèche
certaines idées reçues et de relativiser le caractère dramatique que peut
avoir le vieillissement.
Les philosophies l'enseignent : accepter son vieillissement et penser
sa mort, c'est apprendre à vivre.