Les roses noires

Au printemps 1906, les roses qu'Éliette cueille dans le coron de
Courrières sont noires. Noires comme la fumée qui jaillit des fosses le
10 mars où, en quelques secondes, le grisou ravage la mine et tue plus
de 1 000 hommes. Noires comme le labyrinthe de galeries où se débattent
pères et fils, enfants et camarades, une poignée de survivants qui
ne se résout pas à la mort.
Pendant vingt jours, ils luttent à 300 mètres sous terre contre l'engloutissement,
la faim, la soif et la nuit.
Avalés par le monstre qu'est devenue la «sale bête de mine», l'ingénieur
Gabriel Leclerc, comme les mineurs Rabisto, Ricq, Lido ou
Braind'amour, compagnons d'épouvante, se muent en héros fraternels,
offrant le meilleur de ce que l'homme peut accorder à son prochain.
Mais dessus aussi, contre l'immensité de l'horreur et l'abandon à la
fatalité, chacun fait le choix de la solidarité. La belle Éliette, Marthe, la
troublante Héloïse, les milliers de femmes des corons espèrent le
retour de leurs hommes avec la rage de la vie dans le ventre.
C'est à ces hommes et ces femmes magnifiquement humains que ce
roman est dédié.
Un roman d'une force exceptionnelle, où le lecteur tremble, rit et
pleure, à l'unisson avec les héros de cette aventure extraordinaire.