Terpsichore en baskets : post-modern dance

Dans les années 60 puis 70 à New York, parallèlement à une montée de la contestation sociale et politique dans le monde occidental, quelques jeunes danseurs et chorégraphes se détachent radicalement de la modern dance et de la danse classique. Issus des ateliers d'Ann Halprin en Californie et/ou de ceux de Robert Dunn au studio Cunningham, ils rejettent virtuosité, expression dramatique, «inspiration», codes esthétiques et techniques, relations conventionnelles entre artistes et spectateurs, et entre les arts. Ils renouvellent fondamentalement les processus de création et adoptent la composition par procédés aléatoires, le discours direct, l'emploi d'amateurs, les structures et mouvements empruntés à la vie quotidienne.
Au-delà de la description exaltante d'une période relativement récente, ce document offre une remontée aux sources de pratiques revisitées par la danse française actuelle, en témoignant d'une extraordinaire liberté d'inventer, en prise directe sur la dimension politique de l'art en général.
D. L.