Mémoires d'un diplomate africain

Au-delà de toutes les autres attentes qui interpellent les pays Africains, leur
capacité et leur habileté à se faire entendre valablement dans le monde demeure une
préoccupation fondamentale. Ce n'est ni une question de moyens, ni une question
de taille, et encore moins une question d'opportunité. Le problème se pose
dorénavant en termes de conviction, d'engagement, de foi, et de préparation
idéologique et politique. Sans conscience des intérêts nationaux, point de diplomate
au sens aigu de notre entendement, et sans libre participation des citoyens au choix
de leurs dirigeants et de leur destin, point de conscience des intérêts nationaux.
Beaucoup de pays Africains ont à peine conscience de ce que devrait être leurs
représentants et la mission de ceux-ci. En fait, il est tout simplement logique à la
lumière de l'expérience, de se demander si un diplomate Africain devrait être
comme tous les autres, esclave des symboles protocolaires et versé dans des
convivialités trompeuses au mépris des urgences des masses pauvres ? Les
négociations commerciales multilatérales sous les auspices de l'OMC en disent
long.