La raison démocratique dans les limites du religieux : terreur intellectuelle à l'âge postmoderne

«La religion n'est donc qu'une forme particulière de
l'espérance, et elle est aussi naturelle au coeur humain
que l'espérance elle-même.»
Prolongeant la pensée de Tocqueville cet essai souhaite
montrer que plus que toute autre forme politique
et sociale, la démocratie nécessite une foi citoyenne
dans la bonté de ses valeurs fondamentales et de son
projet.
Cette exigence de foi est rendue d'autant plus urgente
par le contexte actuel : face à la menace terroriste et au
moment où les sociétés libérales, fragilisées par la sur-enchère
médiatique et le cynisme de leur propre intelligentsia,
cultivent un syndrome de culpabilité et de
ressentiment qui est l'équivalent du suicide culturel.
Poursuivant une réflexion sur les avatars du sacré dans
le monde (post-)moderne débutée il y a vingt ans à travers
la lecture de Bataille et Tocqueville, Jean-Michel
Heimonet s'interroge aujourd'hui sur la corrélation du
nihilisme qui ronge la trame sociale des démocraties et
la montée des terrorismes.