Les basses oeuvres

« Les Basses Oeuvres s'attaque aux trois tabous de la société
saoudienne : le sexe, la politique et la religion », écrit Alain Gresh
dans sa préface. L'intrigue du roman a pour centre Jeddah, capitale
économique du royaume, que l'argent du pétrole a profondément
altérée, défigurée même, diraient les trois héros. Tarek, Ossama et
Issa sont trois adolescents nés dans les années 1960, trois mauvais
garçons qui ne sont maîtres ni de leurs choix ni de leur destin.
Car face à leur vieux quartier s'érige le Palais, lieu mythique où se
concentrent l'argent et le pouvoir.
Le seigneur des lieux n'a pas de nom, on ignore ses origines et son
histoire, mais il fait régulièrement la une des journaux, qui louent
ses oeuvres de charité. En réalité, dans le palais coulent l'argent, la
débauche et l'alcool. Grisé par ces promesses de luxe, Tarek entre
au service du Maître. Comme tous ceux qui ont fait ce choix avant
lui, il abdique sa liberté. Racontant son histoire, il tente de nous
attirer dans son piège, nous faisant complices et voyeurs.
C'est le récit d'une chute sans fin, où bourreaux et suppliciés
tombent dans le même abîme.
« Mon roman est la rencontre de deux mondes : celui du luxe décadent
et celui de la pauvreté absolue. Il décrit ces deux mondes avec force
détails. Libre ensuite au lecteur de décider ce qu'il en retient : sa beauté
littéraire ou son parfum de scandale. »
Abduh Khal