Les quatre guerres d'un spahi : le colonel Brelière

Engagé volontaire au 3<sup>ème</sup> Régiment de Spahis Marocains, en 1930, Lucien Brelière
participe aux derniers conflits de la pacification du Maroc. En 1943, le 3<sup>ème</sup> R.S.M.
devient motorisé et débarque en Italie avec le Corps Expéditionnaire Français. Lucien
Brelière , promu Sous-Lieutenant est grièvement blessé après la percée du Garigliano, au
cours de la progression vers Rome et perd un oeil.
Après un longue convalescence, il retrouve le 3<sup>ème</sup> Escadron de Spahis Marocains, Unité
d'escorte du Résident Général de France au Maroc. Muté en Indochine, il demande à
rejoindre une Unité combattante et participe
activement aux derniers combats avec le
1<sup>er</sup> Régiment de Chasseurs à Cheval. De
retour au Maroc au 3<sup>ème</sup> R.S.M., il mène
la dernière charge à cheval de la
Cavalerie Française à la tête de son
Escadron, détaché en Algérie en 1957.
Puis, affecté à l'Ecole d'Application de
l'Arme Blindée et de la Cavalerie à
Saumur, il forme des Officiers-élèves
sortant des grandes écoles sur lesquels il
exerce une véritable fascination.
En 1963, Commandant d'Armes à
Tamanrasset, il fait transférer les restes
du Général Laperrine et assure la mise
en sécurité du coeur de Charles de
Foucauld, action qui lui vaudra d'être
invité à Rome par le Pape, Benoît XVI,
à la béatification de Charles de Foucauld.
Ce livre met en évidence, à travers de nombreux
témoignages, la personnalité d'un grand soldat : le Colonel Brelière , Officier de légende,
ayant activement participé aux principales actions militaires du XX<sup>ème</sup> siècle. «A travers
sa vie, ce sont les épreuves de toute une génération de militaires français que nous revivons.
A une époque, où la repentance est à la mode, où il est de bon ton de dénigrer ce que la
France a fait, il est salutaire de juger sur pièces les actions accomplies et prendre
conscience des qualités de courage et d'abnégation qui étaient celles des acteurs, nos
Chefs.» (Claude Bébéar).