Histoire des associations familiales catholiques : un siècle d'action civique et sociale depuis les Associations catholiques de chefs de famille

Au début du XX<sup>e</sup> siècle, la législation anticléricale en vigueur, particulièrement
sur le plan scolaire, conduit à la fondation d'Associations
catholiques de chefs de famille (A.C.C.F.). Elles se trouvent confrontées
aux turbulences du siècle mais demeurent fidèles à leur idée de promouvoir
une véritable politique familiale : programme fiscal, reconnaissance
du rôle des familles dans la société et aides concrètes à ces dernières... En
1945, elles participent activement à la fondation de l'Union nationale des
associations familiales (U.N.A.F.) et contribuent ainsi à la représentation
des familles auprès des pouvoirs publics.
En 1955, les Associations familiales catholiques (A.F.C.) prennent le
relais des A.C.C.F. Les mutations qui surgissent au coeur de la société
constituent autant d'enjeux et de défis qui mobilisent l'action des A.F.C.
À partir de 1967-1975, de profondes réformes législatives frappent la
famille dans ses fondements essentiels : atteintes au respect de la vie de
sa conception à la mort naturelle, institution du mariage fragilisée, lois
dites de bioéthique... Les A.F.C. se mobilisent sur ces questions sans
abandonner la politique familiale nationale et locale. Avec la création de la
Fédération des Associations familiales catholiques en Europe (F.A.F.C.E.),
elles s'engagent depuis les années 1990 au plan européen.
À la lumière de l'enseignement de l'Église catholique, les Associations
familiales catholiques veillent à être, dans la cité, au service des familles.
Par leur ancienneté et leur rayonnement, les A.F.C. constituent sur le
plan familial l'une des composantes incontournables du paysage associatif
français.