A la guerre comme à la guerre !

À la manière du Confiteor de Jaume Cabré, une fresque
érudite aux dimensions épiques qui transcende l'espace
et le temps. À la fois drôle et sombre, une folle prouesse
littéraire, mêlant les voix de quatre-vingts personnages,
réels ou fictifs : un roman total qui dévoile la Grande
Guerre comme on ne l'avait encore jamais lue.
«Il y aura une guerre, une grande guerre...» Quelques
mots, prophétiques, prononcés par un mort : l'archiduc
François-Ferdinand lui-même.
Des rues de Paris où Cocteau se gave de pâté par peur
d'être réformé aux marchés d'Istanbul où le vieux
Mehmed Yildiz voit ses trois apprentis bien-aimés partir
au front, la mobilisation est lancée.
Depuis les profondeurs de l'Atlantique où des monstres
terrifiants accompagnent un sous-marin jusqu'aux cieux
méditerranéens où vole un peintre raté qui s'est juré de
tuer Picasso, la folie meurtrière gagne les esprits.
Sur la scène d'un opéra en Allemagne, dans le palais
du tsar, dans les cabarets londoniens, dans les villages
arméniens, dans les tranchées de Verdun, la guerre
s'insinue, partout.
Cinq années de guerre dans l'Europe tout entière,
l'agonie d'une Belle Époque et l'avènement d'un monde
nouveau, marqué par un doute : que l'humanité, désormais,
ne soit plus capable que du pire.