Du droit à l'art

Pour n'être pas un ouvrage d'actualité, ce livre n'en est pas moins
actuel. Il ne porte ainsi pas - ou pas de façon spécifique, malgré
l'intérêt légitime qu'elle suscite - sur la question de l'«économie
numérique» et des aspects juridico-légaux attachés à son développement,
avec les nouveaux modes de consommation culturelle qui
en découlent. Cette question, si houleusement débattue et non
encore résolue, y est toutefois abordée, au travers notamment de
certaines prises de position politiques présidant à l'élaboration de
la loi dans un contexte sociétal en évolution.
Les rapports de l'art au droit et du droit à l'art sont anciens, au
moins autant que quelques-uns des conflits qui les opposent, ou
qui opposent l'art soit au pouvoir, soit au modèle social. Ce que ce
livre propose est un recul réflexif sur les mutations introduites non
seulement par la technologie (qui n'en concerne qu'une partie),
mais aussi par les changements dans la pratique même de l'art et
la façon de penser ce dernier, lesquels font éclater les cadres traditionnels
qui le définissent. Il aborde ainsi notamment - habituel
négligé des débats trop d'actualité - les interrogations essentielles
posées par l'art contemporain dans ses diverses formes dont les
arts plastiques, le cinéma, la musique. Il est rédigé par des universitaires
attachés à l'étude de l'art et éventuellement praticiens de
ces formes artistiques, ou, dans un éclairage croisé, à l'étude du
droit.