La face cachée de la révolution tunisienne : islamisme et Occident, une alliance à haut risque

De la lecture de ce livre, se dégage une odeur qui n'est pas
tout à fait celle du «jasmin». Et si cette révolution n'aurait été
qu'une vaste escroquerie politico-médiatique, et le «Printemps
arabe», qu'un remake du Grand Moyen-Orient cher aux néocon-servateurs
américains ? Avec une analyse argumentée, l'auteur
réfute la spontanéïté de cette révolution dont l'effet domino sur
l'Egypte, la Lybie, le Yémen et la Syrie a été si rapide qu'il suscite
nombreuses interrogations. La révolte sociale a été déguisée
en révolution politique. L'auteur accuse l'Administration américaine
d'en être la principale instigatrice. La machination contre
la Tunisie relève d'un plan stratégique américain qui a été établi
dès l'arrivée d'Obama à la Maison blanche. Grâce à cette brèche
ouverte, les islamistes sont revenus en force alors que leur influence
était en décrue. Non sans audace intellectuelle et courage
politique, Mezri Haddad est le premier auteur à rompre le mur
du silence en révélant la face cachée de la «révolution 2.0». Plus
troublant encore, il dresse la liste des différentes ONG-écrans
tributaires de la CIA, qui ont formaté et manipulé un certain
nombre d'internautes tunisiens et arabes. L'auteur tire la sonnette
d'alarme sur un monde arabo-musulman plus que jamais fragilisé
et exposé aux appétits boulimiques des «néo-colonialistes»,
avec leur cheval de Troie : l'Emirat du Quatar, qui voit dans
ce changement, l'opportunité d'imposer son idéologie wahhabite.
Si ce changement radical dans les rapports de l'Occident à
l'islamisme permet aux américains de raffermir leur leadership
mondial, il devrait inquiéter l'Europe en général, et la France en
particulier. Livre précurceur et visionnaire ? l'Histoire en jugera.