L'envol de la musique africaine moderne : Kin-Brazza-Douala

L'envol de la musique africaine moderne
Kin-Brazza-Douala
Le contact ou le choc des civilisations a produit la musique africaine urbaine dite « moderne ». Les trois points de son envol ont été sans conteste les capitales des deux Congos - Kinshasa « Kin » et Brazzaville « Brazza » - mais aussi Douala, le grand port maritime du Cameroun.
Dès 1920, les musiques des terroirs ethniques se sont frottées en ville - dans les cités indigènes - aux mélodies et rythmes venus d'ailleurs et vite appréciés des colonisés « évolués » ou « assimilés ». Au fil des décennies, plusieurs vagues générationnelles ont porté la musique moderne, congolaise et camerounaise, au niveau international qu'elle a atteint dans les années 1980.
Les « merveilles du Passé » sont issues d'artistes et d'orchestres que l'auteur a pour la plupart côtoyés. Si les deux phares congolais, Kalé (l'African Jazz) et Franco (le TP-OK Jazz) ont cédé le pas, d'autres sont revenus à la surface tel Wendo à la voix d'ange, d'autres sont restés créatifs tels Rochereau et Manu Dibango, d'autres encore ont pris la relève...
Cette récapitulation des années glorieuses a le mérite de sortir de l'ombre des chanteurs, compositeurs, musiciens peu connus du grand public et pourtant éléments catalyseurs indispensables aux Grands de la musique africaine moderne.