L'aventure des aventures. Vol. 2004. Tintin, ketje de Bruxelles

Tintin est profondément bruxellois. Non seulement né à Bruxelles
mais aussi, imprégné de cette culture spécifique mêlant les
influences flamandes et wallonnes.
Hergé était lui-même bruxellois jusqu'au bout des ongles et Tintin
l'est devenu avec lui, tout naturellement. Cela transparaît tout au
long des albums et c'est ce que Daniel Justens met ici en avant. Il
a relevé tous les liens à Bruxelles que l'on trouve dans les vingt-quatre
aventures du "ketje" le plus célèbre du monde.
Alain Préaux, pour sa part, a fait oeuvre de linguiste tintinophile. Il
maîtrise le "marollien", ce parler flamand mâtiné de français que
l'on entend en particulier dans les "Marolles", le quartier le plus
populaire de Bruxelles.
Hergé lui-même l'avait appris de sa grand-mère et avait égrené
ses albums de clins d'oeil patents au "bruxellois" : "Eih bennek,
eih blavek", Ben Kalish Ezab, Bab El Ehr...
Partant du principe que s'il en avait mis un peu, il en avait peut-être
mis beaucoup, Alain Préaux a scanné tous les textes abscons
des peuples Arumbayas ou Syldaves et les a passés à la moulinette
de ses techniques linguistiques. Non content de livrer les traductions,
définitives, au grand plaisir des tintinophiles, il décrit sa
méthode de décryptage, au grand intérêt des linguistes.